France D'Amour
Nomade de corps mais sédentaire dans l’âme, France D’Amour a depuis longtemps élu domicile à l’adresse de la musique. Parcours d’une auteure, compositrice et guitariste qui sème l’amour sur sa route, depuis les chemins cahoteux de ses débuts dans la chanson jusqu’à l’autoroute du succès sur laquelle elle file aujourd’hui.


C’est dans la municipalité de Mont-Rolland, au nord de Montréal, que France D’Amour grandit entourée de ses parents adoptifs, sa soeur et ses deux frères. Artiste de la famille, elle n’a que 13 ans et déjà elle cherche un sens à la vie. L’écho de la musique se chargera vite d’extérioriser la gamme de ses questionnements. À l’époque, France D’Amour se plaît à se cloîtrer entre quatre murs pour écouter l’un ou l’autre des nombreux albums de sa collection qui, tour à tour, prennent place sur la table tournante. Ses parents, qui tentent tant bien que mal de trouver repos dans la pièce voisine, n’ont alors d’autre choix que d’insonoriser sa chambre!


Attirée par la guitare dès son plus jeune âge, elle a 14 ans le jour où son père lui fait enfin présent de son premier instrument à cordes. Bercée par le son des guitares des Ricky Lee Jones et Joni Mitchell (musiciennes qu’elle admire pour leurs talents combinés de guitariste et compositrice), France D’Amour fait le pari qu’un jour viendra où elle aussi jouera, écrira et chantera ses propres pièces.


L’étude de la guitare et du piano (son second instrument), à l’école secondaire, guide ses premiers pas de musicienne. Au niveau collégial, alors un brin rebelle, France D’Amour défonce des portes en devenant la première fille à s’inscrire dans la spécialisation « guitare jazz » du département de musique. Elle chemine alors à travers les dédales de l’exploration musicale. Son esprit créatif en sera marqué d’une empreinte indélébile.


Parallèlement à l’ébullition créatrice qui l’anime alors, France D’Amour fonde, avec des copains, différentes formations musicales. Ses premières véritables leçons de vie, l’artiste les a apprises soir après soir dans les bars de la province. Malgré les embûches, ce rythme de vie ne lui déplaît pas. Elle trouve toujours sommeil ou soleil, c’est selon, dans ses caisses de guitares. France D’Amour n’avait pas choisi de faire de la route, certes, c’est la musique qu’elle avait choisie et elle allait aller là où celle-ci la mènerait.


Enceinte à l’âge de 20 ans, elle doit ajuster le scénario de son road movie, bousculer son horaire de tournée. Qu’à cela ne tienne, nul repos, nul répit pour France la passionnée, qui s’accroche à la scène jusqu’à son septième mois de grossesse ! Deux mois à peine après l’arrivée de son fils, elle retourne, radieuse, voir la nuit, convaincue que les rôles de mère et d’artiste nomade lui sont tous deux taillés sur mesure. Le temps allait lui donner raison.


La mémorable épopée de la tournée des clubs se poursuit ainsi pendant cinq ans, années au cours desquelles France D’Amour évolue au sein de différentes formations sensiblement composées des mêmes musiciens. Plus souvent qu’autrement, seule l’appellation officielle du band se trouve modifiée. Le groupe se produit d’ailleurs, pendant quelques mois, sous le nom de « France ».


Peut-être son talent aurait-il encore longtemps suivi cette voie… Seulement voilà, confiant, son guitariste fait parvenir quelques-unes des compositions de la formation à une station de radio qui lance un concours. L’enregistrement suscite l’intérêt et la curiosité du réputé producteur Nick Carbone. Fébrile et enthousiaste, le groupe lui fixe rendez-vous dans un bar de Granby où il doit livrer une prestation. Malgré un auditoire de… trois personnes, France D’Amour et ses musiciens arrivent à tirer leur épingle du jeu, suffisamment du moins, pour confirmer au défricheur que son flair ne le trompe pas. Dès lors, les événements se précipitent. La fougueuse chanteuse paraphe son premier contrat de disque sous étiquette Tacca Musique, entente qu’elle honore depuis.


Animal – 1992
Apprivoisée d’emblée par le public québécois sitôt l’album Animal mis en marché, France D’Amour vit de façon sereine son nouveau succès, bien qu’il n’aie jamais figuré au calendrier de ses ambitions. À ses yeux, sa plus grande réussite se calcule dans ce plaisir, incommensurable, qui l’envahit à la seule idée de pouvoir communiquer sa passion à un public toujours plus vaste. Les chansons L'Appât des mots, Toi, Laisse-moi la chance, Aillleurs, Animal et Solitaire connaissent un succès radio plus qu’enviable. L’album ne tarde pas à être certifié disque d’or pour la vente de plus de 50 000 copies vendues. De festivals en prestations diverses, on ne tarde guère à lui accoler une réputation de bête de scène. Et pour cause, sur les planches, l’énergie dévorante de France D’Amour nourrit chaque spectateur. En sa compagnie, on fait communion avec la musique, SA musique.


Déchaînée – 1994
La sortie de Déchaînée, son second album, vient confirmer que la brise insufflée par France D’Amour deux ans plus tôt n’était pas passagère. Proposant un son similaire au premier, ce nouvel opus renvoie invariablement à l’image de la rockeuse, portrait qu’elle considère fort limité. Derrière sa guitare et sa voix de minuit se cache une musicienne et chanteuse humaine, positive, pétillante d’énergie. Les extraits radio Vivante, Mon Frère, Va t'en pas, J'ai plus ma place, Confidente, La chanson des fleurs et Lettre à ma mère en témoignent. Comme le précédent album, Déchaînée est rapidement certifié disque d’or.


Le silence des roses – 1998
Pour son troisième disque France D’Amour repousse ses limites, emprunte de nouvelles avenues musicales, expérimente, ose. Enfermée des jours durant dans une pièce au milieu de montagnes de disques, elle écoute. Bien qu’elle ne puisse pas définir la sonorité qu’elle recherche, elle a la certitude de pouvoir la reconnaître entre mille. Puis, la révélation : la consonance et les rythmes contenus dans les chansons du groupe canadien « The Odds ». Audacieuse, elle appelle illico le guitariste Steven Drake et lui fait part de son admiration pour son travail… Elle veut le rencontrer et faire équipe avec lui pour la réalisation de son prochain album. La chimie s’installe si vite que la toute première chanson qu’ils enregistrent en studio (Je t’aime encore) est à ce point parfaite qu’elle apparaît telle quelle sur le disque. Plusieurs chansons se feront remarquer en radio dont Je t'aime encore, On est comme on est, Si j'ai tort, Je comprends et Si c’était vrai. Claude Rajotte, alors à MusiquePlus, accordera la note de 10/10 à l’album. Le silence des roses marque une grande évolution dans la carrière de France D’Amour.


Notre-Dame de Paris – 1998
C’est pendant la tournée Le silence des roses que Luc Plamondon propose à France D’Amour d’auditionner pour le rôle d’Esmeralda, dans Notre-Dame de Paris. Ne pouvant s’imaginer camper un rôle, elle décline l’offre. Le prolifique parolier récidive en l’invitant à assister au spectacle à Paris. Il n’en fallait pas plus, elle est charmée! La transition entre l’école du rock’n’roll et l’école « classique » s’effectue graduellement, alors que France D’Amour assimile les rudiments de la comédie musicale. L’artiste s’implique à fond, lit et relit le roman de Victor Hugo et visionne tous les films qui s’en sont inspiré. Son interprétation d’Esmeralda subjugue public et critique.


Nomade – 2000
À juste titre baptisé Nomade, le quatrième album de France D’Amour est lancé au Québec pendant qu’en France, elle revêt quotidiennement les habits d’Esmeralda la bohémienne. Nomade regroupe 14 chansons comme autant de cartes postales. Elles sont pour la plupart des versions revisitées de pièces que l’on retrouve sur l’un ou l’autre de ses trois premiers albums. L’album compte aussi quatre chansons inédites: Bohémienne, Avec mes peines, Le coeur est un oiseau et Portée disparue.


Album éponyme – 2002
Un peu avant la fin des représentations de Notre-Dame de Paris, France D’Amour reçoit un appel de l’auteur et compositeur Kapler (Robert Goldman). Subjugué par son talent, il propose d’écrire un album avec elle. France D’Amour rentre donc au Québec, avec, dans ses valises, un solide bagage d’expérience et… un audacieux projet de disque. Elle se met donc à l’écriture de nouvelles chansons et en peaufine d’autres avant de rencontrer Kapler à nouveau. Ce dernier lui propose du matériel, concocté avec la complicité de son frère Jean-Jacques Goldman et de Jacques Veneruso. L’ensemble des pièces plaît aux deux complices qui parviennent rapidement à en isoler 13 pour créer le solide album tout simplement intitulé France D’Amour. Les pièces Que des mots, Laisse-moi, Je n’irai pas ailleurs et Ce qui me reste de toi résonnent encore dans nos oreilles tant ils ont été bien accueillis en radio.


Hors de tout doute – 2005
À la suite d’une tournée de spectacles à travers la province, France D’Amour décide de lever les voiles avec ses guitares. C’est dans le Golfe du Mexique qu’elle jette l’ancre. Elle s’y ressource un an durant en s’offrant le plaisir de la création : celui d’écrire et de composer. Le loft où elle loge est baigné d’une énergie positive, le soleil y groove même les jours de pluie ! L’artiste en profite pour ressasser les souvenirs de sa carrière. C’est dans cette ambiance de bien-être que prend forme Hors de tout doute. « Cet album c’est à la fois la p’tite fille qui trippait sur Joni Mitchell, l’étudiante en jazz, la rockeuse de bars et la musicienne perfectionniste. » Si France D’Amour a composé la totalité des musiques, elle n’a pas hésité à faire appel aux plumes de paroliers de grand talent : celle du prolifique Roger Tabra (Après nous deux, Merci), celle de son amie Lynda Lemay (Le dernier coup de fil, Love) et celle du réalisateur et chroniqueur Marc-André Chabot (J’entends ta voix, premier extrait radio). À travers les multiples sonorités qui s’y fondent harmonieusement, l’album Hors de tout doute est rafraîchissant, vivifiant… à l’image de la femme et de l’artiste bien dans sa peau qui souhaite partager son bonheur.


Aujourd’hui, l’artiste, aux multiples succès radios et première femme à avoir animé la Fête nationale, nous présente son septième album intitulé Les Autres, paru le 9 octobre sur l’étiquette Tacca Musique.






discographie
   
Les Autres
(date de parution: 8 mars 2005)
Le bonheur te fait de l'oeil


pour en savoir plus
 
   

Hors de tout doute
(date de parution: 8 mars 2005)
J'entends ta voix


pour en savoir plus
 

   
France D'Amour
(date de parution: 23 avril 2002)
pour en savoir plus
 
   
Nomade
(date de parution: 14 novembre 2000)
pour en savoir plus
   
Le silence des roses
(date de parution: 1998)
 
   
Déchaînée
(date de parution: 1994)
 
   
Animal
(date de parution: 1992)

 

 
multimédia

photos
en tournée
août 2008
01 - LE GARDEUR
03 - ST-CÔME
09 - MONTRÉAL
septembre 2008
05 - BERTHIERVILLE
26 - COATICOOK
27 - ST-DAMIEN